![]() |
|||
|
|||
|
|
|
||
|
|
[ POLITIQUE DE SANTÉ -> TRACTS ] Ne laissons pas mourir lhôpital public ! Le vendredi 21 avril 2006 |
LES DOCUMENTS JOINTS : tract budgets 21 04 06document PDF - taille 68.4 ko DANS LA MEME RUBRIQUE : Nouveaux coups bas contre la sécu !
L’évolution des opinions des français en matière de santé et de protection sociale
La preuve... par les ondes.
Non au travail gratuit
Réforme de la Sécu : un tissu de mensonges !
|
Les retours des budgets 2006 dans les établissements de santé sont calamiteux : 70% des hôpitaux sont en déficit et devront effectuer des économies drastiques. Au même moment, le Conseil national de la chirurgie préconise la fermeture sans délai de 113 blocs opératoires pratiquant moins de 2000 opérations par an. Depuis plusieurs années, de plans déconomies en plans de retour à léquilibre financier, les établissements de santé sont à la limite de lasphyxie budgétaire. Les responsables des hôpitaux publics de la Fédération hospitalière de France (qui sont pourtant plutôt favorables à la réforme en cours) chiffrent à plus dun milliard deuros le sous-financement pour 2006, ce qui équivaudrait à la suppression de 23000 emplois dans les seuls hôpitaux publics (et sans doute plusieurs milliers supplémentaires dans les hôpitaux privés non lucratifs FEHAP, Croix-rouge, CLCC, soumis à la même rigueur) Il va encore falloir serrer la visLe ministère de la santé vient de sadresser aux directeurs détablissements pour fixer de nouveaux objectifs de recherches déconomies, notamment en réduisant les mensualités de remplacement, les crédits dintérim ou dheures supplémentaires et en ne renouvelant pas certains contrats de travail. Déjà, nous constatons que la RTT est de moins en moins respectée, les agents étant obligés dengranger des heures sur les comptes épargne temps, même si ils ne le souhaitent pas. Les plannings prévisionnels sont de moins en moins respectés, avec même parfois des rappels à domicile abusifs et hors la loi. Pour cet été, les congés annuels sont souvent réduits en-deçà du nombre réglementaire. Pire, dans certains établissements les avancements déchelons sont retardés faute de budget suffisant. Des emplois statutaires sont remplacés par des contrats aidés (contrats davenir ?, contrats de retour à lemploi ?) toujours plus précaires et sous-payés ! Restructurations : ça va saccélérer !Le regroupement des services en pôles, avec à la clé une polyvalence accrue des personnels et une dégradation des conditions de travail va aussi avoir des conséquences sur loffre de soins. La préconisation de la fermeture "sans délai" de 113 blocs opératoires publics (aucun privé) qui neffectueraient pas suffisamment dopérations rentre totalement dans la logique de privatisation progressive de lhôpital public et va créer des déserts sanitaires dans de nombreux départements. Dans beaucoup détablissements, ce sont les services généraux qui sont externalisés et privatisés. Cest lavenir même des hôpitaux publics qui est en jeu. Lalignement des tarifs des hôpitaux publics sur ceux des cliniques commerciales est insensé.Ces établissements, il faut toujours le rappeler, sélectionnent leurs patients, nacccueillent pas toutes les urgences, ne traitent pas les pathologies les plus lourdes, ne participent pas à lenseignement et à la recherche. Ils emploient souvent des personnels sous-qualifiés et sous-payés (comme dans les blocs opératoires). Ils laissent aussi à la charge des patients dimportants suppléments dhonoraires et de prestations. Quels moyens pour lhôpital public ?Une négociation nationale a débuté au ministère de la santé sur les conditions de travail, lemploi, la formation, les mesures de revalorisations statutaires. Après deux mois de discussions, toujours rien de concret, et pour cause, car aucun moyen na été alloué. Bien au contraire, les budgets baissent et le ministre semble privlilégier les groupes privés de santé cotés en bourse (dont les bénéfices explosent).
|
|||
|
|
SUD SANTÉ-SOCIAUX | EN HAUT | PLAN DU SITE | ADMIN |