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[ POLITIQUE DE SANTÉ -> TRACTS ] Non au travail gratuit Le mercredi 20 avril 2005 |
LES DOCUMENTS JOINTS : Non au travail gratuitdocument PDF - taille 69.7 ko DANS LA MEME RUBRIQUE : Nouveaux coups bas contre la sécu !
Ne laissons pas mourir lhôpital public !
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A partir de janvier 2005, tous les salariés du privé comme du public, doivent travailler gratuitement un jour de plus par an. Cette journée dite de solidarité (fixée le lundi de pentecôte à défaut daccord collectif) est destinée à financer un certain nombre de mesures en faveur des personnes âgées ou handicapées. Suite au drame de la canicule de 2003 lors de laquelle plus de 15000 personnes âgées sont décédées, le Gouvernement Raffarin décide de créer une caisse nationale de solidarité pour lautonomie, financée par tous les salariés du pays. En contrepartie de cette journée de travail supplémentaire, non rémunérée, une contribution fiscale de 0,30% est prélevée sur la masse salariale des entreprises. Les recettes dégagées dici 2008 (2 milliards par an) doivent alimenter cette nouvelle caisse. Une répartition plus équitable des richessesPour Sud santé sociaux, les caisses dassurance maladie ont vocation à gérer tous les risques.La création dune branche dépendance,ciblant une population, est contraire aux principes de solidarité et de notre conception de lAssurance maladie. Il sagit plutôt délargir ses missions et de renforcer ses moyens financiers, notamment den finir avec les exonérations massives de cotisations patronales. Mais le Gouvernement qui ne cesse de casser tous les mécanismes de solidarité qui existent actuellement, préfère inventer un nouvel impôt pour taxer les salariés. Un dispositif insuffisantTesté le 28 mars à loccasion du lundi de Pâques dans le Gard, ce dispositif a surtout contribué à désorganiser la vie locale. Sa mise en oeuvre dans la confusion la plus totale sest soldée par un énorme fiasco. Par ailleurs, on sait que les moyens dégagés ne sont pas à la hauteur des besoins et le Ministre de la Santé, Douste Blazy, a dores et déjà prévenu quun seul jour "ne suffira pas" à financer la dépendance. On ignore cependant tout des mesures que le Gouvernement prépare pour pérenniser et renforcer ce nouveau risque social. Sans doute allons-nous devoir encore sacrifier un autre jour férié et une part de nos salaires ?Une réelle supercherieSous couvert de solidarité, cette opération de culpabilisation fait en réalité supporter aux seuls salariés lessentiel des efforts qui doivent intervenir en faveur des personnes dépendantes. En effet, si une journée de travail non rémunérée représente une baisse de 0,50 % du salaire annuel, la contribution reversée par les entreprises est seulement égale à 0,30% de ce même salaire. Les patrons encaissent la différence. En réalité, Raffarin noffre pas une journée de travail gratuite aux personnes âgées et handicapées, mais aux employeurs.Un recul social sans précédentTout travail mérite salaire mais la loi du 30 juin 2004 qui oblige les salariés à travailler gratuitement rompt avec ce principe fondamental au droit du travail. Ce texte porte la durée légale annuelle du travail de 16OO heures à 1607 heures, remettant en cause les conventions et accords collectifs de branche, les accords locaux dans la FPH, qui garantissent la réduction du temps de travail. Lobligation de travailler gratuitement sera plus durement ressentie par les millions de salariés qui ne bénéficient pas des 35 heures.
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