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Un toit c’est un droit ! Le mercredi 25 février 2004 |
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Tous ensemble manifestons contre les expulsions sans relogement
Samedi 13 mars à 14h Place de la république Le 15 mars sonne la fin de la trêve hivernale des expulsions locatives. Des dizaines de milliers de familles qui sont l’objet d’un jugement d’expulsion devront quitter leur logement, de gré ou de force, poussées par les huissiers et la police, ou simplement « la peur du gendarme », sans autre solution au mieux qu’un hébergement de quelques nuits... Les délais sont de plus en plus courts et rares, le nombre d’expulsions augmente, en particulier en Ile-de- France… Les locataires modestes, mis parfois dans l’impossibilité de payer leur loyer, sont les premiers touchés : évincés de lASSEDIC, amputés de l’ASS, condamnés au RMA, intermittents, artistes et autres nouveaux précaires, immigrés, jeunes, étudiants, handicapés, familles nombreuses, parents isolés et désormais de plus en plus de salariés et de retraités modestes. Expulsés car ils ne peuvent plus payer un loyer excessif, ou parce que leur propriétaire leur a donné « congé », ou encore, parce qu’ils nont pas trouvé dautre solution pour se loger que doccuper un de ces 409 000 logements vacants que compte la région. Une expulsion aujourd’hui, c’est l’errance urbaine dans des foyers, des hôtels ou des abris de fortune, l’éclatement de la famille, la spirale de la grande exclusion... La hausse des expulsions ce n’est pas un hasard : Avec la précarisation des locataires, la spéculation immobilière orchestrée par les groupes financiers, la flambée des loyers incontrôlée, l’insuffisance de logements sociaux, la destruction des logements privés bon marché se poursuivant, la crise du logement frappe de plus en plus d’habitants. Les principaux responsables sont avant tout les pouvoirs publics et en particulier le gouvernement : Il réduit les budgets pour la réalisation de logements sociaux et les allocations logement ; il alimente la spéculation par des allégements fiscaux au bénéfice des hauts contribuables ou par la vente massive du patrimoine immobilier du secteur public ; il privatise le logement social (par la vente des HLM, par exemple) ; il favorise les expulsions en réduisant les aides aux locataires en difficulté (Fonds de Solidarité Logement) et en commandant aux Préfet de réduire les sursis aux expulsions. Nous réclamons au gouvernement, aux Préfets de région et des départements, aux responsables politiques, aux élus compétents :
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