Fillon choisit l’épreuve de force face à la mobilisation !
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La journée de manifestations du 25 mai est un énorme succès. La mobilisation contre le projet Fillon-Raffarin sur les retraites ne désarme pas : ampleur des manifestations, sondages confirmant le soutien majoritaire de la population au mouvement, maintien d’un haut niveau de mobilisation des personnels de l’éducation nationale, grèves reconductibles qui continuent et d’autres qui sont annoncées...
Face à cela, le gouvernement persiste et signe : François Fillon a annoncé que le gouvernement ne retirerait pas son projet et n’ouvrirait même aucune négociation. Il choisit l’épreuve de force ! C’est un projet anti-social qui dégrade la situation de tous les salariés, du public comme du privé (augmentation du nombre d’annuités qui conduira à une diminution importante des pensions notamment pour les femmes, mise en place de fonds de pension).
Le gouvernement, avec l’aide de la CFDT, a engagé une vaste campagne de communication pour faire passer ce projet : il assène des contrevérités et prétend qu’il n’y a pas d’alternative ! Il en existe pourtant, mais elles sont à l’opposé du projet actuel qui, rappelons-le, répond exactement aux exigences du Medef.
L’Union syndicale-G10 Solidaires exige l’abandon pur et simple du projet Fillon.
Garantir la retraite par répartition et un haut niveau de pension passe par :
l’abrogation des mesures Balladur de 1993 ;
les 37,5 annuités pour toutes et tous, privé et public
le droit à la retraite à 60 ans à taux plein ;
maintien des régimes spéciaux ;
amélioration des niveaux de pension.
Ces mesures sont possibles, à condition d’accepter d’augmenter les cotisations patronales (0,37% par an en moyenne). Cette augmentation pourrait parfaitement être compensée par une baisse des dividendes versés aux actionnaires ou par une baisse des profits financiers qui ont explosé ces dernières années. Mais cela, le Medef n’en veut pas : sa seule préoccupation est d’accroître sans cesse ses profits quelles qu’en soient les conséquences sociales. Le gouvernement, avec sa réforme, a emboîté le pas au Medef !
Face à l’intransigeance gouvernementale, la mobilisation doit continuer à s’amplifier pour arriver à un mouvement de grève générale : c’était d’ailleurs un des mots d’ordre importants des manifestations du 25 mai. Le 27 mai sera une nouvelle journée de mobilisation des secteurs en lutte.
P.-S.
A partir du 3 juin, plusieurs secteurs ont lancé un appel unitaire à la grève reconductible (Sncf,Ratp, Edf...) : c’est cette perspective qu’il faut généraliser pour gagner !
SUD Santé-Sociaux - Fédération Nationale

