- Vingt ans après ce capitalisme tout puissant a produit une fois de plus une crise...

DIFFERENT N°20

par alain acquart | Catégorie : Journal des adhérents | consulté 399 fois | 0 commentaire(s)


1989 : chute du mur de Berlin, le capitalisme triomphant se proclame comme un horizon indépassable pour inspirer les politiques des gouvernements qu’ils soient de droite comme de gauche. 1989, plus modestement, commence la structuration d’un mouvement syndical contestataire issu de luttes catégorielles et résolument tourné vers un syndicalisme de transformation sociale et la construction de solidarité nouvelles dans un cadre interprofessionnel. Vingt ans après ce capitalisme tout puissant a produit une fois de plus une crise systémique, frappant les banques, ruinant des millions de foyers et jetant à la rue des millions de travailleurs. Si nous ne changeons pas la donne, cette crise n’aura d’autre issue que de renforcer la répartition inégalitaire des richesses produites et de préserver les privilèges du capital en les faisant supporter par les populations. Vingt ans au cours desquels le syndicalisme traditionnel s’est institutionnalisé, et a fait le choix de l’accompagnement social du capitalisme. En évitant de coordonner les luttes, en amortissant la grogne sociale, en refusant la confrontation avec le pouvoir, les « conf » usent l’énergie collective par des mobilisations diluées dans le temps et (qui déchantent) sans lendemain. Ce syndicalisme est en passe de devenir un instrument de contrôle social. Pas de quoi effaroucher le gouvernement. Et vingt ans après, alors que Sud Santé Sociaux en congrès en Mai fête ses 20 ans, les camarades du LKP en Guadeloupe nous montrent la voie : un cadre unitaire pour soutenir un mouvement de grève générale géré démocratiquement, jusqu’à …la gagne ! Depuis vingt ans notre syndicalisme s’est développé, le syndicalisme « différent » auquel nous appartenons devra à l’avenir être en mesure de troubler ce jeu de dupe mené entre le gouvernement et les appareils confédéraux. Comme dans le cadre du conflit mené dans la CC66, avec l’appui des salariés organisés sur le terrain en collectifs ou intersyndicales nous devrons :
- créer les conditions d’un mouvement national capable de bousculer les stratégies d’étouffement de la contestation.
- créer les conditions pour une grève, interprofessionnelle, nationale, reconductible seule à même de créer un rapport de force.
- proposer des luttes pour gagner et être capable de parer les mauvais coups sociaux, retraite, sécu, hôpital, droit du travail, que le gouvernement se prépare à nous infliger cet été et à la rentrée d’automne au nom de cette crise dont ils est le principal responsable. Stopper la casse sociale c’est possible, reprendre la main pour l’évolution de nouveaux droits sociaux et la construction d’une société solidaire c’est nécessaire, et si vous regardez bien cet été sous la plage… vous trouverez peut être des pavés.



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